Agustinita - Grupo Sagarnaga
28 septembre 2009
Armelita
Agustinita - Grupo Sagarnaga
31 juillet 2009
Autochtone? Traditionnelle? Folklorique?
La musique autochtone:
Sikuri de Italaque - Bolivia Manta
La musique traditionnelle:
se joue aussi dans les campagnes, est traditionnelle de par sa correspondance avec des danses, mais intègre déjà des instruments européens ou influencés par ceux apportés par les espagnols -c'est le cas du charango, descendant de la vihuela coloniale, mais qui est un instrument traditionnel par excellence puisqu'il est profondément bolivien, de par sa fabrication -il est né de la carapace du quirquincho, le tatou- ainsi que son origine -Norte Potosi-. Le tinku ou le huayño sont donc des rythmes traditionnels.
Chicharron Montera - Norte Potosi
La musique folklorique:
urbaine, moderne, elle est jouée par des groupes et évolue au fil du temps tout en gardant ses caractéristiques propres: rythmes -morenadas, caporales, diabladas...-, instruments -guitare, charango, quena, zampoña, auxquels viennent s'ajouter des basses, batterie...-. Los K'jarkas ou los Tupay par exemple jouent de la musique folklorique.
Soy Caporal - Tupay
Petite illustration. La fête de Urkupiña à Cochabamba, Bolivie. A l'origine, le Cerro de Cota était un lieu de pélerinage ancien; puis on vient aussi y honorer la Vierge qui y serait apparue. La fête commençait par une "entrada autoctona", une sorte de défilé de musiques des communautés à travers la ville de Quillacollo.

Par la suite, la "entrada autoctona" fut substituée par une "entrada folklorica", une série de morenadas, caporales, diabladas, tobas en costumes multicolores et accompagnées de bandas (les fanfares). Aujourd'hui, la fête de Urkupiña le 15 août s'ouvre par les deux "entradas", l'autochtone puis la folklorique.

Musiques autochtone, traditionnelle et folklorique ont à part égale leur place dans le répertoire du Grupo Sagarnaga.
(Photos:émilie)
24 juillet 2009
Le tinku
Jula Julas - Arawi
La communauté qui sortira vainqueur au terme de l'affrontement dominera l'autre au nom de la loi du plus fort, et le sang versé fertilisera la Terre Mère, la Pachamama. Dans ce rituel ancestral dont l'origine remonte aux temps précolombiens, l'alcool -souvent la chicha, un alcool de maïs fermenté- joue un rôle très important en ce qu'il stimule les hommes dans le combat et est aussi indissociable de la fête.
Voyez cette video de You Tube qui nous montre un tinku dans le village de Pocoata, Norte Potosi, et dans laquelle on entend très distinctement le son des jula julas.
Aujourd'hui le tinku est surtout un rythme musical, une danse que l'on peut voir dans tous les carnavals et les fêtes folkloriques. Cependant, pour ne pas perdre le fil de la tradition et afin d'en véhiculer tout le sens, le Grupo Sagarnaga a décidé depuis quelques temps de jouer lors des concerts des jula julas avant le tinku. Nous souhaitons ainsi donner au public l'explication de l'origine de ce rythme et par la même occasion lui faire rencontrer plus précisément les traditions andines.

Les tinkus à la fête de Urkupiña à Quillacollo - Cochabamba, Bolivie
(Photo:emilie)